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Toute l'équipe du CCOMS vous souhaite une belle année 2019 !

 

Assemblée générale de Nancy : le GCS compte désormais 19 membres !
Le Centre psychothérapique de Nancy a accueilli le 21 décembre la dernière Assemblée générale du GCS. Après les visites de réalisations proposées par le CPN (Unité d’Hospitalisation de Jour Parents Bébés et La Maison Antigone – Pôle de psychiatrie adulte de Saint-Nicolas-de-Port, notre photo), plusieurs bonnes nouvelles ont rythmé l’AG. Tout d’abord, les représentants des établissements du groupement ont accepté à l’unanimité la demande d’adhésion du CHU de Lille qui devient donc le 19ème établissement membre. L’annonce a ensuite été faite de la réponse positive obtenue à notre demande de financement IRESP-INCA pour la réduction du tabagisme en psychiatrie (voir ci-dessous). Cette recherche sera menée sur 15 à 20 secteurs des établissements du GCS. D’ores et déjà, huit établissements se sont montrés intéressés et souhaitent s’y impliquer. Second financement obtenu : Parpsyched - PARtenariats locaux entre le secteur de PSYCHiatrie infanto-juvénile et l’ÉDucation Nationale développant des interventions pluri-professionnelles. Cette recherche-action sur 10 sites est une intervention de repérage et de réponse en école maternelle pour les enfants avec difficultés d’apprentissage et d’adaptation. Un financement PREPS de 640 000 € permettra, en partenariat avec le CERMES3, de réaliser ce travail avec 10 secteurs infanto-juvéniles du GCS. Concernant le projet d’étude de l’interaction entre l’organisation des soins et les risques psychosociaux pour les personnels de psychiatrie, la lettre d’intention n’ayant pas été retenue à l’IRESP, le GCS a voté la réalisation de ce travail sur ses fonds propres. Enfin, le Centre hospitalier de Cadillac accueillera la prochaine Assemblée générale les 4 et 5 juillet prochains.
 Nouveau projet financé : réduction du tabagisme en psychiatrie, co-construction et évaluation d'une intervention
Le taux de tabagisme très élevés chez les personnes ayant un problème de santé mentale, et la stabilité dans le temps de ce taux, en dépit des campagnes de prévention existantes, expliquerait une bonne part de la surmortalité chez les personnes ayant un problème de santé mentale. Partant de ce constat, l’équipe ECEVE (INSERM), en lien avec le GCS et le CHU d’Amiens (service de Psychiatrie et d’Addictologie de liaison), ont construit un protocole de recherche, dont l’investigateur principal est le Dr Jean-Luc Roelandt, visant à définir, avec les personnes concernées, une intervention pour la réduction du tabagisme chez les usagers de la psychiatrie publique, puis de l’évaluer afin de produire des préconisations sur l’opportunité et les conditions de son déploiement à l’échelle nationale, basées sur données probantes. Ce protocole a été soumis à l’IRESP et l’INCA, et a été retenu, avec à la clé un financement de 800 000 €, dont la moitié pour le GCS. Entre 10 et 20 secteurs volontaires parmi les établissements membres seront impliqués dans cette recherche et dédommagés financièrement pour ce faire.
En savoir plus sur ce projet.
 Pédopsychiatrie : le GCS se lance dans un nouveau projet
Entre 10 et 20% des enfants présenteraient des difficultés d’apprentissage et d’adaptation entravant leur parcours scolaire. Le projet Parpsyched (PARtenariats locaux entre le secteur de PSYCHiatrie infanto-juvénile et l’ÉDucation Nationale) propose de développer des interventions pluri-professionnelles à leur destination dans le cadre de l’école maternelle. Cette recherche action se propose d’accompagner, d’analyser et d’évaluer la co-construction de 10 partenariats locaux entre le secteur infanto-juvénile et un établissement scolaire pour mettre en œuvre des interventions de repérage de ces enfants et de réponse partagées (accompagnement renforcé pluri-professionnel) en accord avec leurs enseignants et parents. Ces initiatives feront l’objet d’une étude de pratiques, d’une évaluation d’efficacité, de type clinique, et une analyse de processus de type anthropo-sociologique.
En savoir plus sur ce projet.
Des représentants d’établissements du GCS visitent le CCOMS
Conformément à ses engagements vis à vis de l’OMS, le CCOMS organise régulièrement des visites du pôle de santé mentale situé à l'Est de Lille, reconnu pour sa mise en œuvre avancée des recommandations internationales en matière de déploiement de la santé mentale dans la communauté. Le fonctionnement du pôle de santé mentale des villes de Mons en Baroeul, Hellemmes, Lezennes, Ronchin, Faches Thumesnil et Lesquin a ainsi été présenté, les 14 et 15 janvier derniers, aux deux représentants de la Fondation Bon Sauveur de la Manche - Vincent Gervaise, Directeur du Centre Hospitalier et le Dr Aymeric Le Monnier De Gouville – à Xaxier Bouchaut, directeur de l’EPSM de Guadeloupe, au Dr Claire Rascle, du CHU de Lille et au Dr Sophie Delille, de la MGEN. Ces derniers étaient accompagnés par trois membres de l’équipe du CCOMS, Anna-Paulina Ewalds Mulliez, chargée de mission e-santé mentale,Aminata Sy chargée d’études statistiques, et Marie-Pierre Spanneut, secrétaire de direction.

 50 millions d’euros pour la psychiatrie
Voici le communiqué de presse du ministère, du 21 décembre 2018 : "Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a décidé d’allouer en cette fin d’année une enveloppe de 50 millions d’euros pérennes à la psychiatrie pour répondre aux difficultés du secteur et engager les transformations nécessaires, en cohérence avec les  attentes légitimes des patients et des familles.
Cette enveloppe bénéficiera à l’ensemble des régions et contribuera également à réduire les inégalités de financement existant aujourd’hui entre celles-ci.
Cette mesure confirme la priorité que la Ministre, dès son arrivée, a souhaité donner à la psychiatrie et qu’elle a confirmée dans le cadre de Ma Santé 2022.
En 2019, l’accompagnement et la transformation de la psychiatrie seront poursuivis. Cela se traduira par la préservation renouvelée des moyens de la psychiatrie dans la campagne budgétaire à venir, par la création d’un fonds d’innovation en psychiatrie doté de 10 millions d’euros et par la priorisation des moyens et capacités d’accueil en pédopsychiatrie dans les territoires.
La ministre réaffirme son engagement pour donner à la pédopsychiatrie et à la psychiatrie la priorité attendue au regard des enjeux sociétaux, au service du parcours de soins et de vie des patients et des familles, et renouvelle son soutien aux acteurs de la psychiatrie et de la santé mentale."

Une mission "flash" sur la psychiatrie conduite par la députée Wonner
"7 millions de personnes concernées en France ! Or la psychiatrie est le ‘’parent pauvre’’ de la médecine. Ce constat nous oblige à inventer un nouveau modèle français." Voici la tonalité donnée par la députée LREM du Bas-Rhin, Martine Wonner, à la mission d’information ‘’flash’’ au sujet du financement de la psychiatrie et des soins de santé mentale en France dont elle a été désignée rapporteure par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Les auditions ont commencé la semaine dernière et le rapport est attendu en février. "Si je salue l’annonce faite par le Ministère de la solidarité et de la santé d’allouer une enveloppe pérenne supplémentaire de 50 millions d’euros pour la psychiatrie, je crois en revanche que notre réponse ne pourra se limiter à une approche budgétaire, et devra être l’occasion de repenser le système de soins en santé mentale dans sa globalité". Un prélude avant une mission d’information plus large ?
Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022
Le Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022 a été validé par le cabinet du Premier ministre le 19 décembre 2018. Il s’articule autour de 6 grands défis : Protéger dès le plus jeune âge ; Mieux répondre aux conséquences des addictions pour les citoyens et la société ; Améliorer l’efficacité de la lutte contre le trafic ; Renforcer les connaissances et favoriser leur diffusion ; Renforcer la coopération internationale ; Créer les conditions de l’efficacité de l’action publique sur l’ensemble du territoire. Ces 6 axes se déclinent en 19 priorités et plus de 200 mesures.
A lire ici.

 Inégalités sociales de santé : les villes agissent dès l’enfance
Les Inégalités sociales de santé se développent dès les « 1000 premiers jours de vie ». L’ouvrage édité par le réseau français des Ville-santé OMS souligne comment, au travers de la multitude de missions qu’elles assurent, les collectivités locales disposent de leviers pour agir dès les premiers temps de la vie.
Ce guide est téléchargeable gratuitement et peut être commandé en version papier pour 15 euros (+ frais de port) auprès du secrétariat du RfVS : secretariat@villes-sante.com.
Télécharger [Inégalités Sociales de Santé : les villes agissent dès l’enfance]

 Lancement d’une étude sur les directives anticipées incitatives en psychiatrie
L’Assistance publique des hôpitaux de Marseille coordonne une nouvelle étude sur les directives anticipées incitatives en psychiatrie, menée à Marseille, Paris (CH Maison Blanche) et Lyon (Le Vinatier, Centre de ressource sur la réhabilitation). Cette recherche permet d’étudier le fonctionnement des directives anticipées incitatives psychiatriques, de voir si elles sont bien acceptées par les différents acteurs, et si elles ont une efficacité sur le parcours des personnes qui les rédigent.
En savoir plus…

22-25 janvier, Forum de Davos : « Pourquoi 2019 est l'année où nous devons agir sur la santé mentale »
Partant du constat de la lourdeur du fardeau économique mondial lié à une mauvaise santé mentale, un article du Forum économique mondial* liste les initiatives récentes en faveur d’une action globale en santé mentale, qui seront à nouveau discutées lors du Forum de Davos du 22 au 25 janvier 2019, afin d’aider à les pays à atteindre les objectifs fixés par les dirigeants dans le cadre du Plan d'action mondial de l'OMS pour la santé mentale élaboré en 2013. Sont par exemple rappelés, parmi les travaux remarquables, les recommandations à l'intention des ministres et la déclaration mondiale sur la réalisation de l'égalité pour la santé mentale du tout premier Sommet mondial sur la santé mentale de Londres ; la Commission du Lancet sur la santé mentale dans le monde et le développement durable, qui a démontré que les objectifs de développement durable des Nations Unies ne pouvaient être atteints sans d'importantes améliorations du traitement, de la prévention et de la promotion de la santé mentale.
*Lire l’article WEFORUM.

Canada : une Norme en matière de santé et de sécurité psychologiques en milieu de travail
Première en son genre dans le monde, la « Norme » est un ensemble de lignes directrices, d’outils et de ressources d’application volontaire destinés à prévenir les préjudices psychologiques et à promouvoir la santé mentale au travail. L’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) et la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) ont uni leurs efforts pour créer la Trousse des acquis. La Trousse a été créée d’après les résultats d’un Projet de recherche à partir d’études de cas menées par la CSMC en 2018 afin de comprendre la manière dont 40 milieux de travail avaient entamé la mise en place de la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail. La Trousse des acquis présente des pratiques exemplaires et propose des activités pour orienter les milieux de travail qui souhaiteraient appliquer la Norme.
A lire ici.

Etats-Unis : un débat pour reclasser la schizophrénie dans la catégorie des maladies du cerveau
Si le débat sur l’appellation de la schizophrénie a commencé en France (voir notre précédente édition), la question de la lutte contre la stigmatisation des personnes ayant reçu de ce diagnostic a pris une autre forme outre-Atlantique : plusieurs acteurs de la santé mentale demandent ainsi au Congrès de classer la schizophrénie comme une maladie du cerveau comme la maladie de Parkinson ou la maladie d'Alzheimer, plutôt qu'une maladie mentale. Parmi les arguments mis en avant, on notera : une reclassification en tant que maladie neurologique pourrait permettre de débloquer davantage de fonds pour la recherche ; Une sensibilisation accrue pourrait également accroître l'accès à des traitements qui ne sont pas toujours entièrement couverts par une assurance.
Lire l’article de Politico.

 Suisse : le canton de Fribourg fait de la santé mentale une priorité
La définition d’un Programme cantonal de promotion de la santé mentale est une première dans ce canton. 28 mesures seront soutenues par l’Etat et Promotion santé suisse pour plus de 2 millions de francs suisses (environ 1,7 millions d’euros) entre 2019 et 2021. La démarche systémique ayant conduit à la définition du programme est inédite en Suisse. Les objectifs du programme sont de sensibiliser les enfants, jeunes, seniors, leurs proches et les professionnels, à l’importance de la santé mentale, de faciliter l’accès à des offres socio-sanitaires et de favoriser le renforcement des ressources et la participation. Parmi les mesures figurent des prestations pour les enfants victimes de violence au sein du couple, l’accompagnement d’enfants ou de familles en deuil, les permanences sociales de rue, un projet de cohabitation entre personnes âgées et jeunes, un système de veille pour les seniors fragilisés, la formation des professionnels ou encore le soutien aux parents lors d’une séparation.
A lire ici.


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La Lettre du Groupement de coopération sanitaire pour la recherche et la formation en santé mentale est éditée par le Centre collaborateur OMS, service de l’EPSM Lille métropole. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition aux données vous concernant que vous pouvez exercer en envoyant un e-mail à adannet@epsm-lm.fr.
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