Voir la version en ligne.

Nancy, 20- 21 décembre : programme des visites proposées dans le cadre de la prochaine AG du GCS
La prochaine Assemblée générale du groupement de coopération pour la recherche et la formation en santé mentale aura lieu au Centre Psychothérapique de Nancy, le 21 décembre après-midi. Le 20 décembre, à 14h, le Dr Roelandt, directeur du CCOMS, présentera la politique de l’OMS en santé mentale et le programme Quality Rights. Ensuite, les 20 décembre après-midi et 21 décembre matin, des visites de réalisations sont proposées par le CPN aux représentants des établissements membres du groupement. Les sites proposés par le CPN :
- Unité d’hospitalisation de jour parents-bébés : Pôle Universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent
Projet de soins : Soutenir la parentalité ; Accompagner et soutenir les parents en souffrance psychique ; Proposer des soins précoces centrés sur le développement du tout petit.
- Maison Antigone et Unité « Séraphine » : Pôle de Saint-Nicolas-de-Port
.Maison Antigone : regroupe sur un même lieu CMP, CATTP, Réhabilitation-Réinsertion, Unité de Promotion de la santé mentale et prévention.
."Séraphine" : Hôpital de jour ouvert 7 jours sur 7 qui dispense des soins psychiatriques réactifs et intensifs en alternative à une hospitalisation à temps plein.
.Département de promotion de la santé mentale et de prévention (DPSMP) du CPN.
Découvrez ici la présentation de ces sites.
Si vous souhaitez visiter l’un de ces sites, veuillez adresser une demande à adannet@epsm-lm.fr.

 Projet de recherche : y-a-t-il un lien entre risques psychosociaux et organisation des soins ?
Le GCS a organisé le 30 août dernier une réunion de travail réunissant 8 établissements* autour d’un projet de recherche intitulé "Risques psychosociaux et pratiques de soins dans les Etablissements de santé mentale". Ce projet d’étudevise d’une part à évaluer la place des pratiques et de l’organisation des soins (taux de recours à l’isolement/contention, niveau de développement de l’alternative à l‘hospitalisation temps plein, etc.) dans la souffrance au travail chez les professionnels en santé mentale, et d’autre part à éclairer les mécanismes qui sous-tendent cette relation, afin de mieux prévenir cette souffrance. Il comporte un volet quantitatif s’appuyant sur la réutilisation de données existantes (recueil d'indicateurs transmis en routine à l’ATIH et au SAE par lesétablissements ; données issues des questionnaires individuels SATIN diffusés par les services de médecine du travail), et un volet qualitatif multicentrique (entretiens semi-directifs), qui serait réalisé dans un second temps. Cette étude aura lieu dans les établissements membres du GCS et impliquera les directions d’établissements, directions des soins, DIM, DRH et médecins du travail. Une lettre intention a été rédigée dans le cadre de l’appel à projet de l’IRESP. L’objectif étant de finaliser le protocole en novembre et d’envisager la partie terrain en 2019.
*CH de Rouffach, CH Guillaume Reigner (Rennes), Fondation Bonsauveur de la Manche, CH Sainte-Anne, CH Edouard Toulouse (Marseille), CHS de Cadillac, CH La Chartreuse (Dijon), CH Sainte-Marie (Nice).

 11 décembre, Rennes : journée e-santé mentale organisée par le CCOMS
Le CCOMS organise une journée " E-Santé mentale : valide et safe ?" dans le cadre du projet européen E-Men. Cet événement se déroulera à l'EHESP (Ecole des hautes études en santé publique) à Rennes. Les thèmes abordés porteront sur les enjeux éthiques, les aspects juridiques, les méthodes de recherche en e-santé mentale, l'évolution de la qualité et les certifications, etc.
Découvrez le programme / Inscription.

La FERREPSY visite le CCOMS
Une délégation de la Fédération de recherche en psychiatrie et santé mentale d'Occitanie - FERREPSY – composée de Gilbert HANGARD : Directeur du Centre Hospitalier Bon Sauveur d’Albi ; Raphaël CARRE, PH au CHS Gérard Marchant de Toulouse ; Sophie THERON, Juriste, spécialisée dans le domaine de la santé mentale ; François OLIVIER, PH au CH de Montauban et Président Directeur de la FERREPSY, est venue découvrir le CCOMS et le pôle de santé mentale à l'Est de Lille les 12 et 13 septembre derniers. Etaient également présents, le Dr Miwaki (Université de Jinai - Japon) et P. Delespaul (Université de Maastricht – Pays-Bas). Les représentants de la FERREPSY se sont montrés intéressés par les thèmes de travail du CCOMS, particulièrement par le programme QualityRights, qui pourrait être mis en place dans certains services de cette région. De même, l'équipe du CCOMS a découvert avec intérêt les nombreux axes de recherche de la FERREPSY.
Enfin, la visite du pôle de santé mentale des villes de Mons en Baroeul, Hellemmes, Lezennes, Ronchin, Faches Thumesnil, Lesquin, aura permis d'expliquer ce fonctionnement reconnu par l'OMS comme une bonne pratique et conforme aux recommandations internationales, en particulier en matière de limitation de la contention et de l'isolement.
Voir l’interview de François OLIVIER, président de la FERREPSY (4’26’’) :

 Le CCOMS intervient lors du colloque de l’AFRC
L’Association Francophone de Remédiation Cognitive, présidée par Nicolas Franck, a organisé, le 21 septembre dernier à Lille, la 10ème édition de son colloque sur le thème "Prévention, remédiation et insertion". En ouverture de cette journée, le directeur du CCOMS a eu l’occasion à la fois de donner quelques repères historiques et de repréciser le point de vue de l’OMS. Un peu plus tard, Déborah Sebbane, chargée demission au CCOMS, a présenté les premiers résultats de l’étude Equme (voir ci-après). A noter également la remise des prix de la meilleure vidéo de vulgarisation "La remédiation cognitive, kezaco ?", dans le cadre d’un concours organisé par l'AFRC, décerné à Marion Féron et Julie de Wever pour leur vidéo de type "draw my life".
Découvrez le 1er prix.
E-santé mentale : quelles représentations ? Quelles pratiques ? Découvrez les premiers résultats d’Equme
Pour l'OMS, la e-santé pourrait être un moyen efficace d'améliorer la promotion de la santé, la prévention et les pratiques thérapeutiques. Cependant, la e-santé - et plus particulièrement la e-santé mentale - est susceptible d'entraîner des changements socio-anthropologiques majeurs. Des études sont nécessaires pour bien comprendre et accompagner ces changements. Quelles sont les représentations et les pratiques des acteurs dans le domaine de la psychiatrie / santé mentale dans le contexte actuel d'évolution technologique ? Afin d'accéder aux représentations, aux besoins et aux usages réels des intervenants en santé mentale, le CCOMS a réalisé une étude qualitative basée sur dix groupes de discussion avec des professionnels de santé et du social, des usagers, des aidants et du grand public (n=70). Cette enquête empirique, appelée EQUME*, est la première du genre : à notre connaissance, les utilisateurs, les soignants et les professionnels de la santé n'ont jamais été invités à exprimer leurs opinions et attentes concernant les TIC dans les soins de santé mentale dans le cadre d'une recherche qualitative.
EQUME souligne l'hétérogénéité des opinions entre les groupes d'acteurs du domaine de la santé mentale et au sein de chaque groupe. Il suggère que les représentations sur les outils et services de santé mentale électronique sont encore loin d'être stabilisées et qu'un processus de gestion du changement devrait être mis en place pour réguler le développement, promouvoir une mise en œuvre responsable et faciliter une utilisation optimale de ces outils.
Le rapport publié par le CCOMS détaille les résultats de la partie qualitative de cette étude, réalisée avec le soutien du Ministère des Solidarités et de la Santé (DGS) et le GCS pour la recherche et la formation en santé mentale. La partie quantitative, qui repose sur l’analyse des réponses à un questionnaire diffusé dans des salles d’attente de CMP et de médecine générale, sera diffusé en fin d’année.
Téléchargez le rapport ici.
*Étude Qualitative des attentes, besoins et Usages des M-Health (technologie de e-santé en santé mentale) par l’Ensemble des parties prenantes

Le CCOMS présent au Congrès français de psychiatrie
La 10e édition du congrès français de psychiatrie aura lieu du 28 novembre au 1er décembre à Nantes autour du thème du Temps. L’occasion de s’interroger collectivement sur le temps comme paramètre de la maladie psychiatrique mais aussi de la guérison, le temps nécessaire à la recherche, ce que l’on perçoit du temps qui passe, ou encore l’évolution des pratiques en psychiatrie. Sans oublier les communications habituelles sur diverses thématiques portées par la psychiatrie (clinique, thérapeutiques, personnes âgées, enfants/adolescents, addictions, biologie, psychiatrie et société). Comme les années précédentes, seront renouvelés les Prix des meilleures publications en psychiatrie de l’année (cliniciens juniors et chercheurs) et les Bourses de recherche pour des étudiants de Master 2 (candidatures à transmettre avant le 19/10/18). Et bien sûr le concours ‘’180 secondes pour innover’’ qui connaît un grand succès et qui permettra à nouveau à de jeunes psychiatres de présenter leurs thèmes de recherche de demain.
Outre un stand pendant la durée du congrès, le CCOMS-GCS animera le 28, dans le cadre du forum des associations, le temps de travail titré "Les psychiatres, acteurs de la santé publique grâce aux Conseils Locaux de Santé Mentale (CLSM)", qui sera présidé par Jean-Luc Roelandt, directeur du CCOMS, et au cours duquel auront lieu les interventions suivantes : Deux ans après la loi de santé : quelle place pour les CLSM ? (P. Guézennec, CCOMS) ; L’application concrète d’une démarche partenariale : exemple des actions du CLSM de Brest (M. Walter, Bohars) ; Dans la nouvelle organisation territoriale : quelle place pour les CLSM ? (M. Triantafyllou, Nanterre). Enfin, le 29 novembre (12h30, salle GH), Jean-Luc Roelandt sera le modérateur du débat "Faut-il renommer la schizophrénie ?" (Pour : Y. Derobert, Saint-Jean-le-Blanc ; Contre : G. Vidon, Saint-Maurice).
En savoir plus.

  Parution de l’état des lieux national des CLSM
Le Centre National de Ressources et d’Appui aux CLSM, porté par le CCOMS, publie l’édition 2018 de l’état des lieux des Conseils Locaux de Santé Mentale (CLSM). Les 200 CLSM actifs en France métropolitaine et outre-mer ont été invités à répondre à l’enquête en mars 2018. 110 d’entre eux, soit près de 60% des CLSM du territoire, y ont répondu. Ce document propose une cartographie nationale de ces espaces de concertation. On y découvre le profil des coordonnateurs de CLSM, la territorialisation des CLSM, l’organisation et le fonctionnement des CLSM, leurs priorités et thématiques travaillées ainsi que des exemples d’actions développées. Ce document s’accompagne d’une cinquantaine de ‘’fiches action’’ détaillant des actions mises en place par les CLSM, à découvrir sur le site internet du Centre national de ressources et d’appui : www.clsm-ccoms.org.
Lire l’état des lieux.

 Comorbidités psychiatriques : une mortalité prématurée quadruplée
L’IRDES a publié en septembre les résultats d’une étude dont les résultats montrent que la réduction de l’espérance de vie des individus suivis pour des troubles psychiques atteint en moyenne 16 ans chez les hommes et 13 ans chez les femmes avec des variations en fonction des troubles considérés. Ces individus ont des taux de mortalité deux à cinq fois supérieurs à ceux de la population générale, quelle que soit la cause de décès, et un taux de mortalité prématurée quadruplé.
Lire Questions d’économie et de la santé n°237, septembre 2018.

30 octobre, Paris : Colloque Recherche Unafam "Vaincre la Stigmatisation"
Ce colloque a pour objectif de comprendre, pour mieux les combattre, les mécanismes sociétaux conduisant à la stigmatisation des maladies psychiques et ceux qui déclenchent et entretiennent l’auto stigmatisation. Des spécialistes de divers horizons (dont le Dr Giordana, président de la CME du CH Sainte-Marie de Nice) y présenteront les résultats de leurs propres recherches et les expérimentations menées. Une place sera donnée au vécu intime des patients et aux projets qu’ils portent pour retrouver ensemble la confiance en soi et (re)prendre leur place de citoyen.Ce colloque offriral’opportunité d’échanges constructifs et mutuellement enrichissants entre les chercheurs, lesacteurs de la déstigmatisation et les familles.
Consultez le programme ici.

14 décembre, Rennes : colloque "Equipes Mobiles et Psychotraumatismes : Quels Enjeux, quelles Pratiques ?"
Le Pôle Hospitalo-Universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent de Rennes (PHUPEA), l’Association AEMP et l’Association COPELFI, organisent ce colloque international. Les psychotraumatismes et leurs prises en charge suscitent un intérêt croissant tant dans les médias que chez les cliniciens, chercheurs ou responsables des politiques de Santé Publique. Les équipes mobiles, en particulier les Cellules d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP), permettent d’aller à la rencontre des enfants, adolescents, hommes et femmes victimes de psychotraumatismes. On observe cependant une diversité des concepts et pratiques qui interroge le cadre d’intervention et certains enjeux éthiques. De nombreux professionnels participeront à ces débats et enrichiront les discussions avec la salle de leur expérience de terrain. Des expériences internationales seront aussi partagées.
Programme, inscription…
Découvrez les interventions du colloque esante du GHT Paris Psychiatrie et neurosciences
Le 26 juin dernier a eu lieu le premier Colloque esante du GHT Paris au CH SainteAnne. Découvrez le résumé vidéo (de 22 min) des différentes interventions : Dr Doyen, Chef de service, CH Sainte-Anne - PROMETTED : la télémédecine au service du parcours des enfants et adolescents avec autisme ; Dr Lucet, Assistante, CH Sainte-Anne - PHOENIX : une application smartphone d'aide à la prise en charge du craving dans les addictions ; Dr Mekaoui, PH à la CMME, Dr Lombardi, assistante spécialiste, unité de liaison CMME et psychiatre, site Bichat AP-HP et V. Chaddouk, Designer - Le projet BLOOM-UP dans la dépression : un site web pour les médecins ; Dr Amado, praticien hospitalier, CH Sainte-Anne - Jeux Mathurin en réalité virtuelle : un premier pas vers la remédiation ; Dr Boulouis, Chef de Clinique - assistant (CCA), CH Sainte-Anne, Entrepôt de données et recherche clinique. Exemple des AVC pédiatriques avec Dr Warehouse ; Aspects juridiques - Introduction au droit des objets connectés avec Me Sandler-Rosental, avocat en droit privé des Affaires et Me Azan, avocat en droit public des affaires.
A voir ici.

 10 octobre : Journée mondiale de la santé mentale
La récente journée mondiale de la santé mentale a eu pour thème : « Les jeunes et la santé mentale dans un monde en mutation ». La moitié de toutes les maladies mentales commencent avant 14 ans, mais la plupart des cas ne sont pas détectés et traités. La dépression est l'une des principales causes de maladie et d'incapacité chez les adolescents. Le suicide est la troisième cause de décès chez les 15-19 ans. La consommation nocive d'alcool et de drogues illicites chez les adolescents est un problème majeur dans de nombreux pays et peut conduire à des comportements à risque comme les rapports sexuels non protégés ou la conduite dangereuse. Les troubles de l'alimentation sont également préoccupants.
Il est de plus en plus évident que la promotion et la protection de la santé mentale des adolescents profitent non seulement à la santé des adolescents, à court et à long terme, mais aussi à l'économie et à la société dans son ensemble : des jeunes adultes en bonne santé contribuent davantage à la vie active, à leur famille et à leur communauté. Beaucoup peut être fait pour aider à développer la résilience mentale dès le plus jeune âge afin de prévenir la détresse et la maladie mentale chez les adolescents et les jeunes adultes, et pour gérer et guérir de la maladie mentale. La prévention commence par la connaissance et la compréhension des signes précurseurs et des symptômes de la maladie mentale. Les parents et les enseignants peuvent aider les enfants et les adolescents à acquérir des aptitudes à la vie quotidienne pour les aider à faire face aux défis quotidiens à la maison et à l'école. Un soutien psychosocial peut être fourni dans les écoles et dans d'autres milieux communautaires. La formation du personnel, pour leur permettre de détecter et de gérer les troubles de santé mentale, peut être mise en place, améliorée ou étendue. Il est essentiel que les gouvernements investissent et que les secteurs social, de la santé et de l'éducation participent à des programmes complets, intégrés et fondés sur des données factuelles pour la santé mentale des jeunes.
Lire les principaux faits sur la santé mentale des adolescents, en français sur le site de l’OMS.

 Les chefs d’État s’engagent contre les maladies transmissibles et pour l’action en faveur de la santé mentale
Les chefs d’État et de gouvernement sont réunis à l’ONU à New York le 27 septembre pour convenir des mesures à prendre en vue de mieux combattre les maladies non transmissibles (MNT), qui sont la principale cause de décès dans le monde. Les dirigeants mondiaux se sont engagés à prendre 13 nouvelles mesures pour combattre les maladies non transmissibles, dont les cancers, les cardiopathies, les affections pulmonaires, les accidents vasculaires cérébraux et le diabète, et à promouvoir la santé mentale et le bien-être mental. Ils ont décidé d’assumer personnellement la responsabilité des efforts déployés par leurs pays respectifs pour prévenir et traiter les MNT. Le treizième programme général de travail de l’OMS (2019-2023) met l’accent sur la lutte contre l’épidémie de MNT et sur la promotion de la santé mentale, l’investissement en faveur de la couverture sanitaire universelle étant fondamental pour l’action au niveau national. L’OMS s’est engagée, au cours de cette période, à ce qu’un milliard de personnes supplémentaires bénéficient de la couverture sanitaire universelle, à ce qu’un milliard de personnes supplémentaires bénéficient d’un meilleur état de santé et de plus de bien-être et à ce qu’un milliard de personnes supplémentaires soient mieux protégées face aux situations d’urgence sanitaire.
Lire le communiqué.
Le Guide MHGap 2.0 désormais disponible en français
Bien que les troubles mentaux, neurologiques et liés à la consommation d'alcool et d'autres drogues soient très répandus, il existe, dans le monde, d’importants écarts entre les besoins en services et l’offre existante. C’est pourquoi l'OMS a lancé son programme d'action sur les écarts en matière de santé mentale (mhGAP) en 2008 et le guide d'intervention afférent en 2010. La version 2.0 du guide MHGap pour la prise en charge des troubles mentaux, neurologiques et liés à l’utilisation de substances psychoactives dans les structures de soins non spécialisées de santé primaire, a été publié sur le site de l’OMS en septembre. Le CCOMS a réalisé sa traduction, qui a ensuite suivi un processus de révisions d’experts francophones dans le monde entier, comme c’est l’usage pour les documents de l’OMS. La précédente version en français datait de 2011. Cet outil à l'usage des professionnels de santé non spécialisés en santé mentale propose des protocoles d'évaluation, d'orientation et de prise de décision clinique. Il est surtout utilisé dans les pays ou les zones géographiques disposant de peu de médecin psychiatres.
Il peut néanmoins être utile partout, pour adopter de bonnes pratiques cliniques et pour avoir les bons réflexes en matière d’échange entre soignants et personnes en demande de soins de santé mentale.
A lire ici.

12-14 décembre, Malte : congrès IMHC
Le Congrès international sur la santé mentale (IMHC - International Mental Health Congress) aura lieu du 12 au 14 décembre à Malte sur le thème "Couverture universelle pour la santé et la santé mentale - Rencontrer les personnes et partager les perspectives". Cette conférence est le résultat d'une collaboration entre la Fédération mondiale pour la santé mentale (WFMH), l’Association mondiale de psychiatrie sociale (WASP), l’association mondiale de psychiatrie (WPA), et de nombreuses autres parties prenantes s'intéressant à la santé mentale. Les organisateurs souhaitent, à l’occasion de cet événement, rendre hommage aux personnes et aux institutions qui réalisent une contribution exceptionnelle pour soutenir, défendre et promouvoir la santé mentale et le bien-être pour tous. Un appel à désigner vos "champions" et vos "héros" est lancé pour que leurs contributions soient reconnues lors d’une cérémonie de remise de prix. Les candidatures pour ces prix sont ouvertes jusqu'au lundi 29 octobre 2018. Le jury examinera chaque proposition, ainsi que les personnes et les établissements, et les soumettra à un vote public. Les lauréats seront invités à présenter leurs travaux lors du prochain congrès 2019; leurs noms figureront sur le mur virtuel qui sera lancé sur le nouveau site Web du projet World Dignity et recevront une plaque et un certificat.
Découvrez le programme du congrès et les informations pratiques.

 Lutter contre les co-morbidités associées aux troubles psychiatriques avec l’étude COPsyCAT*

Dr Frédéric DENIS, Odontologiste Centre hospitalier La Chartreuse, Dijon et CHU de Tours


Quel est l'objectif de l’étude ?
"La mauvaise santé physique des personnes souffrant de troubles psychiques sévères et persistants est une des raisons, en dehors des causes de suicide qui explique que ces personnes ont une espérance de vie inférieur de 15 à 20 ans par rapport à la population générale. Le risque cardio-vasculaire est identifié dans différentes études comme la cause principale de cette surmortalité. L’enjeu de notre étude est de mieux comprendre comment et/ou pourquoi l'accès aux soins et la relation de soins se nouent ou pas avec les acteurs de la santé dans notre pays. Autrement dit, cette étude vise à décrire les représentations et le vécu des usagers de notre système de santé et en miroir d’étudier le point de vue des professionnels de la santé pour tenter de réduire le risque cardio-vasculaire de ces personnes. Plus précisément, en comparant ces deux points de vue, nous voulons faire émerger les points de rupture de notre système de santé afin d’expliquer pourquoi les professionnels de la santé et les usagers ne se rencontrent pas sur cette problématique.
In-fine, nous souhaitons construire un programme « éducatif » à destination des usagers et des professionnels de la santé pour favoriser la capacité des usagers « à mieux interagir » avec le système de santé. Nous sommes là au cœur de notre étude qui vise à favoriser « l’empowerment » des personnes souffrant de troubles psychiques sévères et persistants dans le but de réduire leur surmortalité, véritable enjeu de santé publique."

Quel est le design de cette étude ?
"Il s’agit d’une étude prospective multicentrique réalisée au sein de 7 centres adhérant au GCS : CESAME (Angers), CH LA CHARTREUSE (Dijon), ESM-MGEN (Lille), EPSM LILLE-MÉTROPOLE (Lille), CASH (Nanterre), CH GUILLAUME RÉGNIER (Rennes), CH de ROUFFACH.
Afin de répondre aux objectifs que nous nous sommes fixés dans cette étude, une méthodologie mixte alliant un volet qualitatif et un volet quantitatif (étude de faisabilité) a été retenue.
Le volet qualitatif comprend une « phase exploratoire » avec des entretiens individuels réalisés auprès de quelques patients au CH La Chartreuse et une analyse poussée de la littérature. Cela permettra de faire émerger les éléments nécessaires à la construction de guides d’entretiens collectifs utiles à la phase qualitative proprement dite.
Le but de la phase qualitative est la compréhension en profondeur du vécu des patients, de leurs aidants, des professionnels de la santé et des processus ou logiques à l’œuvre dans cette problématique. Ceci en partant des réalités du terrain dans leur variété clinique. Pour cela, des entretiens semi-dirigés et de groupes seront réalisés par les chercheurs de l’étude sur la base des guides d’entretiens élaborés lors de la « phase exploratoire ».
L’étude qualitative sera suivie d’une phase quantitative dite « Etude de faisabilité », où un essai prospectif non comparatif monocentrique sera mis en place sur le secteur Dijonnais (CH La Chartreuse) permettant de déterminer le bon déroulement et le mode d’évaluation le plus pertinent de l’impact du programme de réduction du risque cardio-vasculaire."

Quels publics comptez-vous impliquer ? 
"La richesse de cette étude repose sur le croissement de points de vue de différentes personnes impliquées dans le soin et la santé des personnes souffrant de troubles psychiques sévères et persistants comme : des chercheurs en sociologie et santé publique, des psychiatres, des médecins somaticiens, des représentants des usagers, des aidants en santé mentale, des infirmiers, des membres des Instances régionales d’éducation et de promotion de la santé (IREPS) et surtout des usagers dont la parole sera mise en avant."

Quel est votre calendrier ? 
"Après un travail de relecture de la littérature réalisé l’été dernier, nous allons entreprendre la phase exploratoire de l’étude pour valider la construction des grilles d’entretiens avant la fin de l’année 2018. Dans notre calendrier, nous espérons ensuite mettre en en place l’étude qualitative multicentrique dès le début de l’année 2019."

*Une COllaboration Usager-soignant pour une meilleure prise en charge des troubles CArdiovasculaires des usagers souffrants de Troubles psychiques au long cours.

Le CH La Chartreuse à Dijon recrute deux praticiens hospitaliers temps plein en psychiatrie adulte : Consultez l'offre n°1 / Consultez l'offre n°2.



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La Lettre du Groupement de coopération sanitaire pour la recherche et la formation en santé mentale est éditée par le Centre collaborateur OMS, service de l’EPSM Lille métropole. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition aux données vous concernant que vous pouvez exercer en envoyant un e-mail à adannet@epsm-lm.fr.
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