Retour sur le Conseil scientifique du 26 novembre 2018

Après un point sur les événements nationaux et internationaux auxquels le CCOMS a participé, le débat a porté sur la possibilité de déployer l’enquête « risque psycho-sociaux chez les personnels de psychiatrie » (voir notre édition d’octobre 2018) en deux vagues, en 2018 puis en 2019, à la fois pour s’adapter aux contraintes des établissements et aussi pour se donner du temps, en attendant l’éventuel financement de ce projet par l’IRESP (réponse attendue au printemps).

Concernant le projet de recherche sur les programmes de soins, l’organisation d’une journée de travail en juin, à Paris, a été annoncée.

Réunion des CCOMS

Courant novembre, le CCOMS s’est rendu à Madrid à la réunion regroupant les centres collaborateurs européens. L’OMS Europe a indiqué que les pays ne sont pas performants dans leur implémentation du plan de santé mentale européen, ce devrait être l’orientation du plan à venir. L’OMS Europe a rappelé l’importance des délivrables qui doivent être fournis par les centres collaborateurs et du besoin de précision du rapport annuel. Les deux priorités stratégiques pour 2018-2019 sont le soutien au développement de politiques nationales et plans, et la promotion, la prévention et le rétablissement sur trois groupes d’âge cibles : enfants, adolescents, personnes âgées.

Burkina Fasso

Fin novembre, le CCOMS s’est rendu, à la demande d’Expertise France, au Burkina Fasso, pour un soutien à l’élaboration par les autorités d’un futur plan de santé mentale, dans ce pays d’environ 15 millions d’habitants où l’on compte en tout et pour tout 10 psychiatres, 10 psychologues, une centaine d’infirmiers spécialisés et un accès aux traitements très faible. Dans un contexte de tensions sécuritaires fortes, ce sont surtout les familles, l’appui magico-religieux et quelques ONG qui fournissent l’accueil et les soins des personnes ayant des troubles de santé mentale dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Les maires étant en première ligne également en matière de santé mentale, le développement des conseils locaux de santé mentale est envisagé.

MSP, QR

Un point sur l’actualité du groupe de médiateurs actuellement formés a également été fait. Sur les 34 médiateurs ayant débuté l’année de licence professionnelles, on compte à ce jour 3 arrêts. On note une bien meilleure intégration dans les services et, globalement, une bien meilleure réussite de cette formation par rapport à la première de 2012. Le démarrage d’une nouvelle formation en licence en septembre 2019 est envisagé. Dans l’idéal, il faudrait que ces futurs professionnels puissent être recrutés dans les établissements d’accueil dès le printemps 2019, ceci afin de permettre la réalisation d’une période d’essai.

A propos du programme QualityRights, les dernières observations ont eu lieu dans deux secteurs de l’EPSM Lille métropole. Plusieurs projets se concrétiseront prochainement à Rodez, la Fondation Bonsauveur de la Manche et différents sites étrangers (Belgique, Tunisie, Liban…). Enfin, 25 professionnels, 20 aidants et 5 usagers ont été formés au programme. Le CCOMS cherche toujours des usagers qui seraient volontaires pour s’inscrire dans la démarche.

SMPG

L’après-midi, des ateliers de travail étaient consacrés à l’enquête santé mentale en population générale (SMPG). Alors que l’enquête a 20 ans, qu’elle a été effectué sur 90 sites, qu’elle a fait l’objet de 72 publications, quelles évolutions de SMPG peut-on envisager ? On ainsi été discutés la fusion des différentes bases de données existantes ; l’ouverture de la base sur demande, avec un accès qui serait donné via une convention et pour une exploitation de la partie de la base qui souhaite être étudiée ; l’évolution du questionnaire.

 

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