Restitution SMPG à Cagnes

Restitution de l’enquête SMPG à Cagnes sur mer et évaluation des effets induits sur les infirmiers enquêteurs

Le 14 juin dernier s’est déroulée, en présence du représentant de l’ARS PACA, de Christine Jacquot, adjointe au maire de Cagnes sur mer, et de Stéphanie Durand, directrice du CH Sainte-Marie de Nice, la restitution publique des premiers résultats de l’enquête santé mentale en population générale, images et réalités, qui s’est déroulée en novembre 2017, grâce à la coordination du CCOMS (soutien méthodologique, formation des enquêteurs...) et à l’implication active du CH Sainte Marie de Nice, du CCAS, des étudiants de l’IFSI et du Conseil local de santé mentale. Les premiers résultats, présentés par Jean-Luc Roelandt, directeur du CCOMS, ne présentent pas d’importantes différences avec ceux relevés ailleurs en France métropolitaine, malgré des caractéristiques socio-démographiques spécifiques à ce territoire (population plus âgée, avec un meilleur niveau d’étude et un revenu moyen plus élevé). Outre l’enquête en tant que telle, le Dr Jean-Yves Giordana, du CH Sainte-Marie, a présenté les résultats d’un pré-test puis d’un post-test réalisé auprès des 60 étudiants de l’IFSI ayant fait les entretiens, étudiants qui avaient d’ailleurs enchaîné, après l’enquête SMPG, avec un stage de 5 semaines au CH de Sainte-Marie (en extra-hospitalier). Ce travail aura permis de mesurer les variations dans les approches, représentations et compétences techniques des étudiants. Par exemple, concernant le repérage des symptômes qui permettent de reconnaitre une personne ayant un trouble, on est passé d’une sémiologie apprise à l’école à une sémiologie de l’expérience et de l’interaction (ex : observation des attitudes physiques des personnes). Au niveau des stratégies à mettre en œuvre pour aider les gens, on constate dans les déclarations des étudiants une augmentation des références aux interventions communautaires (mobilisation de la famille, des relations sociales, déstigmatisation, etc.). Au titre des compétences développées suite au passage de l’enquête, les étudiants signalent une meilleure empathie, de plus grandes capacités d’écoute et de négociation, une plus grande patience, une meilleure capacité à reformuler, une meilleure connaissance des pathologies, des représentations et perceptions sociales. Enfin, on constate une plus grande motivation de ces futurs professionnels du soin face à la prise en charge de la santé mentale, certains jeunes ayant même évoqué le vœu de travailler ensuite en psychiatrie.

 

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