ONU : le COVID19 oblige à investir en santé mentale

Nations Unies : un investissement substantiel des Etats est nécessaire pour éviter une crise en santé mentale

La pandémie de COVID19 met en évidence la nécessité d'augmenter d'urgence les investissements dans les services de santé mentale, sous peine d'une augmentation massive des problèmes de santé mentale dans les mois à venir, selon une note d'orientation publiée le 14 mai par les Nations Unies. "L'impact de la pandémie sur la santé mentale des personnes est déjà extrêmement préoccupant", a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. "L'isolement social, la peur de la contagion et la perte de membres de la famille sont aggravés par la détresse causée par la perte de revenus et souvent d'un emploi". Des groupes de population spécifiques sont particulièrement exposés à la détresse psychologique liée au COVID19. Plusieurs catégories sont cités et illustrés par des exemples du mon entier : les travailleurs de la santé de première ligne, les enfants et les adolescents, les personnes âgées, les personnes souffrant de troubles mentaux préexistants, etc. L'augmentation de la consommation d'alcool est un autre sujet de préoccupation important. "Il est maintenant clair que les besoins en santé mentale doivent être traités comme un élément central de notre réponse à la pandémie COVID-19 et de notre rétablissement", a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Il s'agit d'une responsabilité collective des gouvernements et de la société civile, avec le soutien de l'ensemble du système des Nations unies. Si l'on ne prend pas au sérieux le bien-être émotionnel des personnes, cela entraînera des coûts sociaux et économiques à long terme pour la société". Le soutien aux actions communautaires qui renforcent la cohésion sociale et réduisent la solitude, en particulier pour les plus vulnérables, comme les personnes âgées, doit se poursuivre.

Note d'orientation : COVID-19 et la Nécessité d'agir sur la santé mentale