La justice sociale plus importante que la thérapie et les médicaments

Dans un récent rapport, soumis en application de la résolution 33/9 du Conseil des droits de l’homme, le Rapporteur spécial de l’ONU sur la santé se penche sur le rôle crucial des déterminants sociaux et autres de la santé, dans la réalisation du droit à la santé mentale. Le Rapporteur spécial souligne qu’une action de promotion de la santé mentale qui serait fondée sur les droits et dirigée vers les déterminants comporte autant de difficultés que de perspectives positives. Selon lui, le bien-être et la bonne santé mentale ne peuvent se définir par la simple absence de problèmes de santé mentale, mais bien par l’existence d’un environnement social, psychosocial, politique, économique et physique qui donne aux personnes et aux populations les moyens de vivre dans la dignité, de jouir pleinement de leurs droits et de réaliser leur potentiel dans des conditions d’égalité. Le Rapporteur spécial rappelle la nécessité et l’obligation pour les États de créer et de pérenniser des environnements favorables qui intègrent une approche de la santé mentale fondée sur les droits, qui valorisent le lien social et le respect grâce à des relations individuelles et sociales saines et non violentes et qui donnent à chacun la possibilité de vivre une vie entière dans la dignité et le bien-être.

Lire l’interview dans The gardian (en anglais)