Lutter contre les comorbidités somatiques liées aux troubles de santé mentale

    Compte tenu de la perte d’espérance de vie estimée entre 15 et 20 ans pour les personnes ayant un trouble psychique, le CCOMS a souhaité mettre en place une recherche visant la promotion d’une bonne santé physique et mentale pour les personnes atteintes d’un problème de santé mentale. Dans le cadre du Groupement de Coopération Sanitaire pour la recherche et la formation en santé mentale s’est mis en place, début 2016, un groupe de travail sur la lutte contre les comorbidités somatiques. 7 établissements participent à ce groupe de travail sur les comorbidités somatiques associées aux troubles psychiques (Guillaume Régnier – Rennes ; La Chartreuse – Dijon ; EPSM Lille Métropole – Armentières ; CESAME - Angers ; CH de Rouffach ; MGEN - Lille ; CASH – Nanterre). 

     

    Conclusions du groupe de travail
    Les conséquences de l’augmentation du risque cardio-vasculaire représentent la majorité des comorbidités somatiques des troubles psychiques. Cette problématique est multifactorielle et inclut des facteurs de risque liés à : Population ; Psychotropes ; Mode de vie ; Accès aux soins. Les modalités de prise en charge sont déjà connues : l’objectif est donc de replacer les personnes diagnostiquées dans le circuit de soin via l’information et la formation des professionnels et via l’information et l’empowerment des personnes.

     

    Actions
    L’objectif principal est la réduction du risque cardio-vasculaire. Cela passe par le développementd’un programme de promotion de la santé physique auprès des personnes souffrant de troubles psychiques, à visée des usagers et/ou des professionnels ; Co-construit par : Usagers ; Aidants ; Professionnels de santé primaire ; Professionnels de la psychiatrie.

     

    La conduite de Focus Groups est prévue 
    Objectifs :
    ▪ Recueillir les informations auprès des 4 sous-populations de l’étude permettant la création d’une stratégie interventionnelle à moyen et long termes.
    ▪ Parti-pris méthodologique de distinction des focus groups
       ▪ minimise biais de parole
       ▪ évite la logique hiérarchique
    Sous-populations de l’étude
       ▪ Usagers
       ▪ Aidants

       ▪ Professionnels de santé primaire (médecins généralistes, IDE libéraux, pharmaciens de ville)
       ▪ Professionnels de la psychiatrie (IDE, MSP, psychiatres, psychologues, …)

    Ce projet de recherche a obtenu un financement PREPS à hauteur de 200 000 €.