Conseil scientifique du CCOMS : le point sur l’actualité

Le CH Sainte-Anne accueillait la dernière réunion du conseil scientifique du CCOMS le 8 décembre dernier à Paris. Après un échange sur le programme des journées du CCOMS des 29 et 30 mars 2018, les projets de nouveaux termes de référence du CCOMS ont été présentés. Le CCOMS est en effet, tous les 4 ans, candidat à sa re-désignation par l’OMS sur la base d’un programme de recherche. La période actuelle arrivant à son terme au 1erfévrier, le centre a donc proposé quatre nouveaux termes : Assister l’OMS dans la promotion de la santé mentale dans la communauté (visites du secteur 59G21, DIU santé mentale dans la communauté…) ; Développer le programme Qualityrights dans les pays francophones, avec un objectif de 5 observations par an, 5 formations par an et le développement de 10 partenariats avec des pays francophones sur la période ; Promouvoir la participation des usagers et des aidants dans l’organisation des services, la formation et la recherche en santé mentale ; Contribuer au plan e-santé mentale de l’OMS.
ETP, CLSM, programmes de soins…
Concernant la recherche empowerment et éducation thérapeutique du patient (ETP), une demi-journée de présentation des résultats a été annoncée le 31 janvier 2018, salle Laroque, au ministère de la santé. Pour le centre de ressources des CLSM, un débat a eu lieu concernant le guide « Repère sur les commissions de réflexion et d’aide », ces commissions des situations dites « complexes » ou « difficiles », que quasiment tous les CLSM mettent en place sans qu’un cadre juridique spécifique existe... Le document, diffusé prochainement, précise donc les règles minimales à respecter, dans le respect du consentement des usagers et du secret médical pour les praticiens.
Après une présentation des autres chantiers d’actualité (médiateurs de santé pairs, enquête SMPG…) un point a ensuite été effectué sur la recherche sur les programmes de soins sans consentement : une première étude des programmes mis en place dans les établissements du GCS a permis de lancer la réflexion sur cette nouvelle recherche. Elle montre que certains établissements ont moins de 10 % de leur file active en soins sans consentement en programme de soins, d’autres 70 %... Comment interpréter ces chiffres ? Que contiennent ces programmes de soins ? Quelles organisations des soins sont mises en place dans ces secteurs (notion de pôle, intersecteur…) ? Enfin, les premiers résultats de la grande enquête sur la révision de la classification internationale des maladies, où l’avis d’usagers et aidants de 15 pays ont été recueillis, ont notamment démontré la grande diversité de compréhension / incompréhension du diagnostic de schizophrénie par ce public. Les résultats détaillés de cette étude seront présentés lors des journées de mars. Pour conclure, une bonne nouvelle a été annoncée au conseil : le protocole de lutte contre les comorbidités, plus spécifiquement cardio-vasculaires, COPsyCAT, va bénéficier d'un financement PREPS à hauteur de 200 000 €.

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