Programme d'action 2018-2022

 

Le CCOMS répond aux exigences de recherche et de formation définis par l’Organisation mondiale de la santé. Il est désigné tous les quatre ans par l’OMS, sur la base d’un programme pluriannuel. Le CCOMS a été redésigné Centre collaborateur par l’OMS pour la période 2018-2022, sur la base de quatre axes, appelés "termes de référence", dont voici la présentation :

I - Aider l’OMS à promouvoir et documenter les bonnes pratiques en matière de services de santé mentale communautaire

ORGANISATION DES VISITES
Le CCOMS est basé dans un service de psychiatrie et d’inclusion sociale intégré dans la cité, validé par l’OMS comme exemple de bonne pratique. Le centre est une plate-forme de visites et de formations pour les professionnels, les politiques, les ONG, etc. Il reçoit ainsi une centaine de professionnels par an depuis l’an 2000.

SOUTIEN AU DÉVELOPPEMENT DES CLSM
Le CCOMS est, depuis le 1er janvier 2017, Centre National de Ressources et d’Appui aux Conseils Locaux de Santé Mentale. Il intervient au niveau local, en présentant la démarche CLSM aux acteurs locaux, en transmettant des documents, en aidant à la pérénisation des dispositifs existants et, au niveau national, en pilotant avec le CNFPT et le Psycom, la formation nationale de coordonnateurs, en sensibilisant les élus locaux, en publiant des guides et recommandations, en organisant des rencontres nationales et régionales, etc. Pour en savoir plus : www.clsm-ccoms.org

SANTÉ MENTALE EN POPULATION GÉNÉRALE : IMAGES ET RÉALITÉ
SMPG est une recherche-action internationale multicentrique menée par le CCOMS depuis 1997. Utile pour la définition des besoins en santé mentale et nécessaire à l’évaluation des perceptions relatives à la santé mentale, cette recherche est un outil d’aide à l’élaboration des politiques locales et nationales de santé mentale.

PROGRAMMES DE SOINS SANS CONSENTEMENT
Cette étude, menée en collaboration avec les établissements du GCS pour la recherche et la formation en santé mentale et l’IRDES, vise à la mise en place d’une typologie des pratiques en la matière dans plusieurs établissements (EPSM Lille Métropole, CH Charcot, CH Saint Maurice, Fondation Bon Sauveur de la Manche). Cet état des lieux des pratiques et représentations servira de base à la réflexion sur les programmes de soins via le prisme du rétablissement.

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II - Soutenir et développer le programme de l’OMS pour l’évaluation de la qualité et du respect des droits des personnes ayant un problème de santé mentale en France et dans les pays francophones

PROGRAMME QUALITYRIGHTS DE L’OMS
Ce programme permet de réaliser une évaluation de la qualité et du respect des droits en santé mentale dans les structures de soin ou d’accompagnement médico-social, et de proposer des modules de formation ciblés. Le CCOMS a traduit les documents du QualityRights et est en charge de son déploiement en France et dans les pays francophones.

PROGRAMME “MÉDIATEUR DE SANTÉ PAIRS”
Depuis 2012, le programme médiateurs de santé-pairs permet de former et de faire embaucher dans des établissements hospitaliers et structures médico-sociales de santé mentale des ex-usagers des services de santé mentale, rétablis ou en voie de rétablissement.  Il s’organise autour d’une formation à la médiation en santé mentale et de la valorisation du savoir expérientiel. La formation théorique est assurée depuis janvier 2018 par l’Université Bobigny Paris 13 en collaboration avec le CCOMS, dans le cadre d’un parcours spécifique de la licence de Sciences sanitaires et Sociales. La formation professionnelle se déroule en parallèle au sein des services de psychiatrie et des structures médico-sociales qui ont recruté les médiateurs de santé-pairs.

LUTTER CONTRE LA COMORBIDITÉ DES TROUBLES PSYCHIQUES AVEC LES AFFECTIONS SOMATIQUES
Le programme de lutte contre les comorbidités, plus spécifiquement cardio-vasculaires, COPsyCAT, a pour but le recueil et l’analyse des données disponibles, puis le développement et l’évaluation d’un programme de promotion de la santé physique auprès des personnes souffrant de troubles psychiques. Cette stratégie d’empowerment, portée avec les établissements du GCS pour la recherche et la formation en santé mentale, vise la réduction des risques cardio-vasculaires des personnes atteintes de troubles psychiques au long cours. Ce programme s’adresse aux personnes suivies par un service de psychiatrie et bénéficiant de l’ALD30 pour motif psychiatrique.

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III - Aider l’OMS à promouvoir la participation des usagers et des citoyens aux services de santé mentale, à la recherche et à la formation

PARTICIPATION DES USAGERS ET DES AIDANTS  À LA REVISION DE LA 11° CLASSIFICATION INTERNATIONALE DES MALADIES (CIM 11)
L’OMS a inscrit la participation de tous les acteurs concernés par la CIM dans son processus de révision, au nombre desquels figurent les usagers et les aidants. Ce processus participatif s’inscrit ainsi dans une vision citoyenne et démocratique de la santé mentale. Il vise à favoriser la communication entre les professionnels, les usagers et les aidants et ainsi, à renforcer l’utilité clinique du système de classification. Dans cette perspective, le CCOMS a mis en place un programme de recherche international impliquant 15 pays dans lesquels ont été recueillis l’avis d’usagers et d’aidants sur les caractéristiques essentielles de deux diagnostics : l’épisode dépressif et la schizophrénie.

PROMOTION DES INDICATEURS D'EMPOWERMENT
Après le projet commun UE / OMS sur les indicateurs d'autonomisation (2009-2012), le CCOMS a organisé un congrès international pour tester ces indicateurs en 2014. Les réponses au questionnaire utilisé pour ce test ont révélé des problèmes dans le contenu et dans le libellé de ce premier ensemble d'indicateurs. En 2015, des recommandations formulées par les participants au congrès et les parties prenantes et procédures européennes ont été diffusées. Un réseau a été mis en place en 2016 avec 5 pays (Luxembourg, Hongrie, Grèce, France et Finlande), y compris le CCOMS d'Helsinki et des groupes de discussion ont été organisés. Des indicateurs supplémentaires et reformulés ont été suggérés par les utilisateurs et les soignants au cours de ces groupes de discussion, avec deux listes distinctes (une pour les utilisateurs, une pour les aidants). Les travaux sur ce matériel seront poursuivis afin d'atteindre un véritable consensus sur ces nouveaux indicateurs dans un premier temps, puis de réaliser une cartographie au niveau international. Le réseau existant, en collaboration avec le CCOMS d'Helsinki, permettra de faire avancer les choses, mais des subventions devraient être recherchées pour étendre cette recherche.

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IV - Contribuer à la connaissance et au développement de la e-santé mentale en tant que technologie innovante

E-santé, télémédecine, promotion numérique de la santé... Derrière ces expressions se dessine une prise en charge de la santé transformée par l’usage des nouvelles technologies. Le CCOMS a investi ce champ de recherche en s’impliquant dans les projets :
- Projet européen eMEN - Plate-forme d’innovation et d’implémentation transnationale de la e-santé mentale en Europe du Nord-Ouest
- Etude EQUME - Étude Qualitative des attentes, besoins et Usages des M-Health (technologie de e-santé en santé mentale) par l’Ensemble des parties prenantes
Stop Blues : projet porté par Urc-Eco/Inserm visant à renforcer la prévention du suicide au moyen d'outils numériques et dont le CCOMS est partenaire
- ARPA : projet européens dont le CCOMS est membre et qui vise à développer un réseau international pour améliorer les soins pour les personnes âgées ayant des problèmes de santé mentale

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Par ailleurs, pour développer son action sur le territoire national, le CCOMS s'appuie sur un groupement de coopération sanitaire (GCS) pour la recherche et la formation en santé mentale.